Tramway no. 696

Restauration du tramway no. 696

Tranway no. 696Seuls quelques tramways de l’Ottawa Car Company existent encore. En 1959, le Musée ferroviaire canadien achète le tramway no 696 et l’intègre à sa collection à Saint Constant (Québec). C’est un groupe de bénévoles résolu à lui rendre sa gloire d’antan qui réussit à le faire revenir à Ottawa. Enthousiastes et dévouées, ces personnes, notamment des employés et des retraités d’OC Transpo de même que des passionnés de trains, consacrent alors leur temps et leur savoir à cette tâche afin de remettre le tramway no 696 sur ses rails.

Leur objectif consiste en effet à remettre le véhicule en état de marche, un processus qui devrait s’étaler sur une période de trois à cinq ans. Le tramway no 696 sera ensuite exposé à Ottawa, pour le plus grand plaisir des résidents et des touristes de la ville.

Comme le coût des travaux devrait s’élever à 300 000 $, l’équipe de restauration du tramway est à la recherche de commanditaires et de donateurs, que ce soit sous la forme de matériel, de services ou encore d’une contribution financière.

Histoire

Fabriqué en 1917 par la Ottawa Car Company et exploité par sa société soeur, la Ottawa Electric Railway Company, le tramway 696 circulait sur la ligne Britannia jusqu’à ce qu’il soit retiré de la circulation en 1957. Deux années plus tard, le réseau de tramways à Ottawa était démantelé.

En 1891, Thomas Ahearn et Warren Soper, deux négociants en fournitures électriques qui se portaient acquéreurs d’entreprises d’électricité au nom de la Ottawa Electric Company ont créé la Ottawa Electric Railway Company.  Leur entreprise approvisionnait Ottawa en éclairage électrique depuis 1890 et a été en mesure d’accroître sa capacité afin d’alimenter les tramways électriques à partir de sa station à l’île Victoria, près des chutes Chaudière.

Les premiers tramways qui ont commencé à circuler le 29 juin 1891 partaient du nouveau dépôt de l’entreprise sur la rue Albert. Les quatre tramways desservaient quatre circuits : la Ligne principale ainsi que les embranchements des rues Bank et Elgin et du New Edinburgh.

En 1893, Ahearn et Soper ont fait l’acquisition de W.W. Wylie, un fabricant de voitures et de wagons à Ottawa. Ils ont mis sur pied une compagnie qui a exercé ses activités à l’angle des rues Kent et Slater jusqu’en 1947 sous le nom de la Ottawa Car Company, puis de la Ottawa Car Manufacturing Company et la Ottawa Car and Aircraft Company. Au cours de cette période, l’entreprise a fabriqué près de 1 700 tramways et véhicules ferroviaires pour des villes et des compagnies à l’échelle de l’Amérique du Nord. L’entreprise a aussi fabriqué des voitures tirées par des chevaux, des véhicules militaires durant la Première et la Seconde Guerre mondiale ainsi que des pièces d’aéronef. Après que quatre nouveaux tramways de la série 1000 ont été livrés à la OER en 1947 (les tout derniers tramways achetés), l’installation a été vendue.

En 1895, la ville d’Ottawa était dotée de 48 kilomètres de voies sur lesquelles circulaient 68 tramways. À la fin de cette année-là, l’achalandage atteignait 4,1 millions de voyageurs. Le réseau en viendrait à s’étendre à la majeure partie du centre-ville d’Ottawa et aux régions suburbaines, contribuant même à leur développement.

En 1900, la OER a fait l’acquisition du parc Britannia et y a aménagé un pavillon où se tenaient des activités spéciales. Ce parc d’attraction servait de lieu de divertissement à plusieurs milliers de citoyens d’Ottawa qui s’y rendaient en famille par tramway. On le comparait à Coney Island et Old Orchard Beach sur la côte est. À cette époque, les compagnies de tramway voyaient en ce genre d’installation un moyen de promouvoir l’utilisation de leur système de transport.

À son apogée en 1929, la Ottawa Electric Railway (OER) transportait plus de trente millions de voyageurs sur 90,5 kilomètres de voies et employait 334 mécaniciens et conducteurs.

En 1948, la Ottawa Transportation Commission, aujourd’hui OC Transpo, est née, mettant ainsi un terme à l’association de longue date avec Ahearn et Soper. La ville d’Ottawa a alors pris en charge le parc de la OER composé de 130 tramways, 61 autobus, de véhicules de service, bâtiments et centrales électriques, ainsi que les actifs immobiliers du parc Britannia.

Restauration

Rivetage

RestaurationDepuis un certain temps, les bénévoles profitent du travail de rivetage des nouveaux ensembles de soutien des bogies pour tester leurs connaissances sur le rivetage et essayer de nouveaux outils. Ils ont déjà terminé près de 60 rivets et en auraient installés bien plus si la tête du gabarit pour rivet, dans le pistolet à air, ne s’était pas cassée trois fois. Nous apprenons beaucoup, et depuis trois semaines, une équipe d’environ 8 personnes consacre les séances de travail du mercredi soir au rivetage. Pour résoudre le problème des défaillances de la tête, nous cherchons à acquérir du nouveau matériel dans le commerce. Tant que ce problème ne sera pas réglé, le rivetage prendra plus de temps que prévu. Aucune séance de travail ne sera organisée le samedi tant que nous ne serons pas certains que ces séances ne seront pas brusquement écourtées.

En ce moment, cela reste la tâche prioritaire du groupe de restauration du tramway 696. Puisque ce travail occupe la majeure partie du hangar où s’effectue la restauration, d’autres tâches moins importantes seront remises à plus tard, à moins que nous ne cherchions de nouveaux sites de travail. La restauration du tramway 905 se fera en même temps que le rivetage, en raison du volume sonore qui accompagne cette activité quand elle est effectuée dans le hangar principal. L’ensemble complet plancher/paroi latérale inférieure du tramway 696 d’origine a été refabriqué grâce à l’aide généreuse de Ken Glover, de Loucon Metal Ltd, une entreprise située sur le croissant Grenfell. La réfection des entretoises du plancher de bois a déjà été effectuée avec du bois fourni par Tim Priddle, propriétaire d’Adams and Kennedy Co, « The Wood source », de Manotick. Une fois que l’équipe de rivetage pourra travailler sur de plus longues périodes, le plancher inférieur et les parois latérales seront entièrement montés, et l’ensemble sera assez résistant pour que le 696 soit remis sur les rails avec des passagers

Ressorts des bogies

Carmen Keys et John Bruce, de Malberg Truck Trailer Equipment, sur la rue Michael, prêtent main-forte à la restauration des ressorts à lames du tramway 696. Les premiers ressorts ont été démontés et nettoyés, et sont prêts à être remontés. Ils ont coordonné cette partie du projet. La réfection des ressorts pourra être effectuée une fois que Peter Stevens, de Valley Hardware, entreprise située sur l’avenue Bentley, à Nepean, aura pu obtenir les 8 boulons à tête carrée nécessaires. Cette partie de la restauration se déroule bien. Là encore, nos entreprises commanditaires sont au cœur du projet de restauration en nous apportant leur aide.

Moteurs de traction et châssis des bogies du tramway

L’équipe de bénévoles qui travaille sur le premier ensemble bogie/moteurs de traction du 696 a terminé le démontage. Le premier ensemble est le plus difficile, comme l’a découvert l’équipe menée par Georg Rudli. Une nouvelle traverse a été entièrement reconstituée pour le premier bogie avec l’aide de Ken Glover et du personnel de Loucon Metal. Ken a même fait découper, à l’aide d’une coupeuse à eau, l’acier d’un demi-pouce d’épaisseur utilisé sur la traverse. Comme c’est le cas pour presque tous les dessins des nouvelles pièces de métal du 696, Sebastian Landry a fait les dessins en CAO pendant ses loisirs avant de les envoyer à Ken Glover.

Le châssis du bogie avant a été démonté et, le 30 mars, Eric Hancock, de Hanco Sandblasting, a fait décaper, par son entreprise, les châssis et les capots des moteurs de traction. Ensuite, ceux-ci ont été transportés dans l’atelier de peinture d’OC Transpo, où ils ont été peints. Cette aide nous a permis de gagner plusieurs mois de travail. Avant cela, c’était notre bénévole Gerry Robinson, de Freddie the Welder, qui effectuait à la main le nettoyage du châssis et des capots des moteurs de traction, à l’aide d’une perceuse et d’une brosse métallique. Une fois encore, cela démontre à quel point le milieu des affaires d’Ottawa met du sien pour faire avancer le projet. Bien que les fonds soient toujours limités pour obtenir ce type de soutien professionnel, les entreprises font de ce projet une réussite en nous offrant leurs compétences, leur équipement et leur temps. Doug Dziadyk, de l’Electric Motor Company, située rue Preston, à Ottawa, a vérifié le premier moteur de traction. Il semble être en bon état, mis à part les quelques cratères sur l’arbre et les garnitures antifriction, qui doivent être remplacées. Nous devons nous mettre à la recherche d’experts en garniture antifriction pour nous aider.

Compresseur d’air du tramway 696

La réfection du compresseur d’air du tramway 696, entamée il y a un an, est bientôt terminée. Une fois encore, nous remercions chaleureusement les deux entreprises qui ont fait équipe pour reconstituer ce gros compresseur. Benoit Campagna et Mario Gilbert, du Conseil national de recherches du Canada, Centre de technologie des transports de surface, situé sur le chemin Lester, nous ont demandé s’ils pouvaient apporter leur aide au projet du tramway. Ensemble, ils ont entièrement démonté l’unité, jusqu’aux boulons, et sont à présent dans la phase finale des essais du moteur. Quand est venu le temps de reconstituer le moteur, Benoit a sollicité les services de Doug Dziadyk, qui travaille à l’Electric Motor Company, sur la rue Preston, à Ottawa. Après avoir été testé, le moteur a été jugé en bon état de marche compte tenu de son âge, tout comme pour le reste du compresseur. Il semblerait que ce compresseur ait été acheté en 1955. Il avait donc parcouru peu de kilomètres en 1957, quand les 696 ont été remisés.

Ce travail est également effectué des années en avance sur le programme. En effet, puisque les bénévoles du 696 travaillent sur le châssis principal, le compresseur aurait dû être remisé pendant des années. De plus, l’équipe de travail du CNRC-CTTS a fait preuve d’une expertise inestimable. Le compresseur sera terminé cette année, avant d’être remis au projet 696. Si tout se passe bien, nous pourrons alors réunir nos partisans pour leur montrer qu’OC Transpo et le CNRC-CTTS coopèrent pour faire aller ce projet de l’avant.

Á la recherche de bénévoles

Bénévoles Votre participation vous offre non seulement des récompenses concrètes, mais aussi la satisfaction de savoir que vous avez contribué à présenter un élément important de l’histoire d’Ottawa aux résidents et aux visiteurs de la capitale nationale.

Les commanditaires seront reconnus comme étant associés à un projet prestigieux de préservation du patrimoine, qui suscitera sans aucun doute l’appui enthousiaste, l’estime et la fierté civique de la population.

Vous participerez à un projet de restauration exceptionnel, qui jouira d’une grande visibilité pendant tout son déroulement et longtemps après son achèvement.


Si vous désirez vous joindre à l’équipe ou encore, 
aire un don, n’hésitez pas à communiquer
avec la coordonnatrice du projet : 



Coordonnateur du projet de restauration du tramway 696,
Rheaume Laplante au 613-842-3636 ext 2213,
ou courriel : 


À la mémoire de Herb Lynch :

En février 2006, Herb Lynch, ancien conducteur de tramway à l’Ottawa Electric Railway portant le matricule 272, et bénévole de longue date du projet tramway 696, est décédé. En 2005, Herb avait fait l’objet d’un reportage de la 696 Streetcar TV, et il était une formidable ressource pour le projet quand il s’agissait de savoir où les différentes pièces devaient être placées dans le 696. Nous savions tous que les bénévoles qui restauraient le 696, tramway que Herb avait lui-même conduit, occupaient une place spéciale dans le cœur de Herb… Mais cela est devenu parfaitement évident quand plusieurs bénévoles du projet 696 qui étaient présents à la veillée mortuaire ont vu l’emblème du projet de restauration du tramway 696 découpé au laser sur le couvercle de bois de son urne!

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Prenez l’autobus et apprenez. Les usagers d’OC Transpo peuvent obtenir deux entrées au musée pour le prix d’une.

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